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Bon, Hbl vient encore de me lacher. Au motif que je ne l’avais pas appelé vers 7/8 heures comme prévu. Ce qui était prévu surtout, et j’avais insisté dessus, c’était qu’on se retrouverait vers 22h30. Accessoirement, je lui avais dit que j’appellerais vers 7/8h au cas où je pourrais me libérer plus tôt.

On s’est mal compris, lui, il a cru que j’appelais de toute façon vers 7/8 h, et que si j’appelais pas, ça remettait tout en cause. Du coup, il est parti bouffer chez des amis. Alors que je me rappelle très bien avoir été claire en disant que de toute façon, on se voyait à partir de 22h15 (d’ailleurs, il ne l’a pas nié, il a bafouillé un « ben ouiii mais bon, comme tu m’as pas appelée vers 20h… »).

Je lui ai fait comprendre que bon, ça m’avait bien refroidi tout ça, j’ai commencé à lui énumérer toutes les fois où il m’avait déjà lachée, mais j’ai même pas fini parce que j’ai vu que ça le vexait.

Il n’empêche que si je fais le compte, le premier soir il devait me rappeler, il ne l’a pas fait, il m’a juste envoyé un texto. Je l’ai appelé, moi derrière, et il n’a jamais rappelé ensuite. Ensuite, je lui ai proposé de le voir un soir, il a pas voulu et préféré « rester au chaud ». ça se comprend, c’était pas prévu et il était tard. Ensuite, je suis venue le voir exprès au bar, il a même pas daigné nous proposer de nous joindre à eux et m’a plantée. Admettons qu’il ne voulait pas mélanger les torchons et les serviettes. Mais bon, ça laisse quand même une impression pas super agréable, surtout que je lui ai dit plusieurs fois qu’on était là exprès pour lui, que sans lui, on ne serait pas venues. Qui plus est, il ne m’a même pas rappelée alors que j’étais venue lui dire que ça me ferait plaisir qu’il m’appelle et que je comptais sur lui.

Ensuite, je lui ai envoyé un texto, il m’a répondu, on s’est vus, on a passé la nuit ensemble, on a dit qu’on se verrait lundi soir, et lundi soir, il s’est défilé, au motif qu’il y avait du monde chez lui, qu’il était sur un bon plan, etc. Et puis ce soir, malentendu? A sa décharge, depuis dimanche, j’étais moins motivée, peut-être l’a-t-il senti. Mais bon, avec tous les vents que j’avais pris, c’est normal!

Donc au final ça donne quoi? Ben j’ai encore moins envie, c’est-à-dire quasiment plus du tout.

Il est censé m’appeler jeudi soir, et on est censés se voir jeudi soir. Je crois qu’il a compris que je n’étais plus motivée pour qu’on passe la nuit ensemble, mais qu’il fait ça pour qu’on puisse au moins discuter un peu. Mais vu qu’on se comprend jamais ou qu’on se rate à chaque fois, je sais pas si c’est pas moi qui vais pas le planter, pour le coup. On verra.

En tout cas, du coup, je vais pouvoir répondre à Gval (l’ex dont je parlais l’autre jour). Lui c’est un lacheur professionnel, je crois que personne n’a jamais fait pire que lui (même J est moins pire). Mais bon, j’aime tellement dormir avec lui… je vais quand même tenter ma chance.

Bon, j’ai vu psy2, il m’a changé de traitement, je prendrai désormais du cymbalta.

De ce que j’ai compris de ce qu’il m’a dit, il est carrément passé à une troisième classe d’antidépresseurs, que je n’ai apparemment jamais testée. Il m’a dit que ça devrait augmenter mon taux de sérotonine et de dopamine, et que ça devrait faire effet rapidement. Peut-être me fatiguer la première semaine ou les dix premiers jours, mais après, ça devrait aller. Pas d’effet secondaire en principe, m’a-t-il dit.

Pourtant, je viens de regarder sur internet, et le Cymbalta est un inhibiteur de la recapture de la sérotonine, donc je ne comprends pas pourquoi il m’a dit que c’était encore une autre classe par rapport à l’effexor, le séroplex, le stablon et le millepertuis. Ces derniers, si j’ai bien compris, font partie de la même classe, celle des inhibiteur de la recapture de la sérotonine justement, à la différence de la moclamine qui est un « IMAO », et qui donc, ne fonctionne même pas un peu sur moi: ni les effets secondaires, ni les effets attendus.

J’ai trouvé aussi sur internet la fatigue, la prise de poids (malgré la perte d’appétit éventuelle apparemment), la bouche sèche comme effets secondaires. J’espère que je vais pas grossir comme je l’ai fait sous séroplex!! J’ai plus la place, là. 65 kilos, c’est déjà bien trop pour mes 1m60, mais surtout, c’est trop par rapport à ce que j’ai toujours vécu et ce à quoi je m’étais habituée. Je ne me supporte déjà pas comme ça, j’espère que je vais pas en rajouter.

En tout cas, chez le psy, je me suis rappelé de la plupart des symptômes qui étaient revenus (avec mes ex antidépresseurs), et j’ai eu la présence d’esprit de les lui soumettre. J’ai même pensé à un autre traitement qu’on m’avait donné et que j’avais complètement oublié, et qui ne m’avait pas fait effet (c’était un antipsychotique à dose infime). Tiens mais j’y pense, c’est peut-être parce que je lui ai dit que le stablon et le millepertuis avaient quand même eu clairement des effets positifs (mais insuffisants) qu’il était revenu aux IRS et qu’il m’en a donné un un peu particulier? Je verrai ça avec psy1 ce soir.

Bon, faut que je retourne travailler. ça m’a fait du bien de faire une pause, j’en avais vraiment marre. Ceci dit, j’ai froid aux jambes, il fait à peine 19°, et vu l’heure, ça ne va pas s’arranger.

Je me sens toujours très triste.

Dimanche, j’ai fait plus de six heures de route pour voir John le géniteur. On a dîné ensemble, puis procédé à l’insémination, puis je suis rentrée vers 2h30. Lundi, je suis allée bosser, j’ai bien travaillé, mais j’ai eu beaucoup de déconvenues:

- comme je me doutais, je n’aurai pas le bureau que je voulais. Ils m’avaient dit que si, que c’était sûr, mais ils ont changé d’avis, et ne m’ont même pas prévenue. Bon, c’est pas très grave, je commence à les connaître et je m’en doutais. Mais c’est chiant quand même.

- la bénévole que je formais a décidé d’arrêter de venir, car elle en a marre d’avoir froid dans mon bureau, de devoir s’installer ailleurs quand il fait trop froid, de voir que tout est désorganisé, et de me voir « stressée ». J’avoue que ça m’arrange car j’avais demandé quelqu’un qui sache utiliser un ordinateur, et elle ne savait pas du tout le faire, il fallait que je lui montre tout et elle me faisait perdre beaucoup de temps; je pense que c’est plutôt ça qui me « stressait » parce que vraiment, elle ne savait rien faire du tout, alors qu’on m’avait dit qu’elle savait. Mais bon, c’est quand même pas facile à entendre, même si elle l’a dit gentiment, certes avec de l’agacement dans sa voix, mais gentiment quand même. Je n’ai pas insisté pour qu’elle revienne, mais je ne lui ai pas dit. Je le lui avais déjà dit au début.

- je me suis pris la tête avec un type car je suis prise entre deux feux, et il y a bien un moment où il faut prendre des décisions. ça ne lui a pas plu, et je me suis engagée dans des trucs compliqués. j’ai bien fait quand même je pense, mais encore une fois, c’est difficile.

- mado est agressive avec moi, et ça me gonfle. Je peux rien lui dire sans qu’elle me parle de façon désagréable je trouve. Je ne sais pas si c’est parce que je l’agace ou parce qu’elle n’est pas bien. Je l’ai appelée hier, elle n’a pas répondu, puis je l’ai vue au cours à la piscine, et elle s’est montrée sympa avec tout le monde et tendue avec moi. Elle a dit qu’elle se faisait aider, vu qu’elle va pas bien à cause de son mec, j’ai cru que c’était par un psy (genre soutien moral en attendant que ça aille mieux). Elle m’a volé dans les plumes en me disant que ça servait à rien un psy, que c’était pas une maladie mentale mais un état passager, qu’en résumé, elle était pas « folle ». Merci au passage. Bon, qu’elle se démerde avec son séropram si ça lui chante. Je sais pas si je vais lui lancer encore une perche ou la laisser en plan, mais là j’avoue que j’en ai marre.

- pour finir, Hlb m’a lachée hier. De toute façon, je me rends compte que j’ai pas tellement envie de faire l’amour avec lui. On a reporté le rendez-vous à ce soir, mais à mon avis, ça va être difficile à assumer. j’ai quand même envie de le voir car je l’aime bien, et c’est pour ça que j’ai pas annulé. mais bon, c’est un peu délicat.

C’est vraiment dommage car physiquement, hier, je suis sûre que j’étais en ovulation car j’avais envie de baiser! Cette envie ne retire rien à ma tristesse, elle est juste incongrue…

Car de façon générale, je me sens très triste, et j’ai rendez-vous avec psy2 là, maintenant.

Bon allez, je vais y aller. En ramant…

Oh! j’ai rêvé que je me suicidais l’autre jour! Que je me réveillais, mais que je savais que c’était trop tard, que personne ne pouvait plus me sauver. Du coup, je vivais encore, en sachant que d’ici quelques minutes ce serait terminé. Je n’étais pas la seule à avoir mis fin à mes jours. Mes impressions devant la mort? Au début, de l’appréhension, du regret, à me dire que c’était quand même dommage, qu’il y avait eu un léger mieux dans ma vie, que peut-être ça aurait pu s’améliorer encore. Mais c’est le soulagement qui l’a emporté. Je me suis clairement dit que depuis le temps que j’attendais ça, enfin ça arrivait. Et même, il me tardait de voir comment c’était, de mourir.

Je ne sais pas si j’ai rêvé ça de dimanche à lundi ou avant…

J’ai passé une sacrée drôle de soirée. Je suis épuisée.

Dans l’après midi, Luc et moi sommes allés à la déchetterie pour me débarrasser de mes gros tas de merdes dans le jardin. Puis on est passés chez ma mère pour lui emprunter puis ramener la remorque. J’ai croisé ses voisins plongeurs puis je me suis douchée, et changée pour me rendre chez une copine de mado qui nous avait invités à dîner.

Nous étions neuf. Ceux de d’habitude + un copain extérieur de mado. Là, comme d’hab, ils ont parlé de cul, sans arrêt. A chaque fois qu’on commençait à passer à autre chose, mado ou une autre de ses copines qui était présente relançaient la machine. J’étais très souvent prise pour cible, et au bout d’un moment, comme je ne savais plus quoi répondre quand on me posait des questions et que je ne voulais pas laisser dire certaines choses au motif que je ne répondais pas (et c’est là mon problème, j’aurais dû laisser couler), je me suis conduite comme je déteste. J’ai parlé de ma vie intime. Du coup, tout le monde sait que je suis tout le temps « humide » et que donc il m’est impossible de sortir sans sous-vêtement comme le font certaines femmes, tout le monde sait que je ne suis pas une femme fnotaine pour autant, mais aussi que je cherche un géniteur, que je n’ai pas envie de coucher avec le premier venu, et que je n’aime pas l’échangisme, que j’avais rendez-vous avec mon géniteur le lendemain et que donc, j’étais en pleine ovulation.

Pour le géniteur, ça craint, car personne ne l’a compris bien sûr, et je me suis sentie jugée, en particulier par l’un d’entre eux que j’aime bien.

Mais ce n’est pas tout. Je crois que mado  nous a fait une sorte de crise de jalousie.

Sous couvert de vouloir « m’échanger » (que ce soit avec une autre femme ou quelques chameaux), Disab, l’un d’entre eux, n’a pas arrêté de s’en prendre à moi d’une façon ou d’une autre, alors que mado lui a dit à plusieurs reprises que si elle se retrouvait dans son lit aujourd’hui, elle coucherait avec lui. Comme il ne donnait pas franchement suite, je crois qu’elle a fini par en prendre un léger ombrage.

A la fin de la soirée, tout le monde était plus ou moins décidé à sortir, surtout mado, et sauf moi car je n’aime pas sortir le samedi soir, mais j’ai suivi le mouvement. Puis l’un d’entre eux a vu l’heure, et considéré que ça ne valait pas le coup de sortir, et tout le monde a trouvé que, finalement non, c’était pas une bonne idée, en effet.

Puis on a décidé de jouer à des jeux de société. Il y en avait deux: l’un classique, l’autre, qui apparemment est très drôle mais peu connu, et auquel j’avais très envie de jouer puisque précisément, j’hésite à me l’acheter. Ce fut l’enjeu d’une « empoignade » avec mado, qui n’avait pas envie de jouer au second, et qui a plombé la soirée en étant mauvaise joueuse (je ne l’avais jamais vue comme ça), puis, finalement, en partant sans dire au revoir.

Après son départ, on a un peu bavardé, puis on est rentrés car il était environ 2h.

En partant, on a ri en disant qu’on avait beaucoup parlé de cul, pire que d’habitude que c’en était choquant pour celui qui n’avait pas l’habitude de dîner avec nous (et qui était parti quelques instants plus tôt). J’ai répondu que pour moi, c’était pas pire que d’habitude, qu’on disait la même chose à chaque fois, et que c’était indécent à chaque fois. J’ai ajouté que la prochaine fois, ils pourraient dire ce qu’ils veulent, je n’en parlerai plus du tout.

Il n’empêche que ça m’a blessée que mado s’en aille comme ça, car j’ai cru sentir qu’elle en avait un peu après moi alors que c’est injustifié. Et ça a blessé sa copine aussi. Bebal a dit qu’elle était très jalouse à un moment dans la soirée (qui ne me concernait pas), et je crois que c’est très vrai: elle ne supporte pas qu’on lui vole la vedette qu’elle a l’habitude de tenir. Mais qu’y puis-je? Disab s’en prenait sans cesse à moi, sans doute parce que j’étais en face de lui d’ailleurs, et j’essaie toujours de ne pas en rajouter. En même temps, c’est agréable, et je continue à « minimiser » les choses, alors que je sais que je ne plairai pas toute ma vie, que je plais déjà tellement moins qu’avant, et que je devrais en profiter davantage.

Mais dans ce genre de circonstances, quand je sens que ça ne plaît pas à quelqu’un que j’aime bien, je n’y arrive pas, je n’en rajoute pas et même, je minimise donc.

Je ne pensais quand même pas que ça se cristalliserait sur un jeu…

Bon, je suis peut-être parano, mais je ne crois pas, je crois qu’il y a des petites rivalités, et j’espère qu’elles ne prendront pas d’ampleur, parce que je trouverais ça vraiment débile.

Bref, je verrai ça plus tard avec elle, j’imagine que le fond du problème, c’est qu’elle pleure son homme comme je pleure J quand je le vois, et qu’elle ne se remet pas de son abandon (que j’espère encore temporaire). Elle va mal, et c’est comme ça que ça ressurgit, me blessant au passage, ainsi que sa copine.

Mais ce n’est pas tout.

Car ce qui est très drôle dans tout ça, c’est que j’ai fini avec un homme dans mon lit…! Moi qui n’ai cessé de clamer que je ne pouvais pas coucher avec un mec, comme ça, même s’il me plaisait! Oui bon en même temps, ‘jai pas couché avec lui. Presque, mais pas.

C’est Hbl, que j’ai vu en rentrant. (Hbl, que j’ai croisé il y a un mois, que j’avais pas vu depuis vingt ans, que je ne connaissais pas, même, mais qui lui, me connaissait; un copain de mon frère aîné)

Je lui ai envoyé un texto, avant d’arriver au dîner, le traitant de dégonflé (puisque ça faisait quinze jours que je lui avais demandé de me rappeler, et qu’il ne l’avait pas fait).

Il m’a répondu vers minuit ou une heure, disant qu’il m’attendait au bar où on s’était rencontrés depuis une semaine. S’en sont suivis une série de textos, au moment où j’allais me coucher tout bien comme il faut: fatiguée, envie de me coucher, etc, il m’a demandé où j’étais. Comme je savais qu’il habitait pas loin de chez moi, j’ai répondu, et on s’est finalement retrouvés. Il était complètement bourré, il voulait m’embrasser (il puait!), n’arrêtait pas de dire que j’étais belle (j’avoue que ça fait très plaisir, j’ai pas l’habitude!), et qu’il avait envie de moi.

Moi aussi j’avais envie de l’embrasser mais non seulement je trouvais qu’il embrassait mal, et surtout, il avait la bouche pâteuse et empestait l’alcool. Du coup, je lui ai dit d’arrêter, mais comme je le prenais dans mes bras et lui faisait des câlins, ça lui convenait.

Je ne sais pas ce qui m’a pris. C’est vrai qu’il me plaît bien, ce type, je l’aime bien. Je ne croyais pas que ça irait si vite, car après tout, ce n’est que la deux ou troisième fois que je le rencontre, et que nous n’avons jamais discuté.

Je n’ai pas voulu coucher avec lui, mais j’ai tâté le terrain: j’ai prétexté que je n’avais pas de préservatif et que je ne connaissais pas son passé sexuel. Il a répondu qu’il comprenait, qu’il s’en fichait qu’on mette un préservatif ou non, mais que si j’avais un enfant, je me débrouillais avec.

Que puis-je rêver de mieux?

D’avoir envie de coucher avec lui, sans doute. Car ce n’est pas gagné, j’ai toujours J dans la peau. D’autant que j’ai senti son sexe, que j’ai trouvé trop petit à mon goût. ça va vraiment pas être facile d’avoir un orgasme (je sais bien que « c’est pas la taille qui compte », mais ça, ce n’est vrai que quand on est très amoureuse, ce qui n’est pas le cas ici).

ça va être d’autant moins facile qu’il a plein d’expressions qui me rappellent mon frère aîné! Des expression qui m’agacent beaucoup chez mon frère aîné. Et ça, quand je les ai prises dans la figure, à chaque fois, ça a été un tue l’amour. Des expressions que mon frère utilise depuis des années, je n’avais pas pensé qu’il les avaient « mises au point » avec des copains! Bouh que ça va être dur!

Autre chose encore: Hbl est très susceptible. Mais comme il parle et qu’il le dit, j’arrive toujours (pour l’instant) à le rassurer.

En gros voici comment ça s’est déroulé: vers 3h du mat, je me suis rhabillée et suis allée le cueillir sur la route, je l’ai ramené chez moi, on s’est fait des câlins, il a failli se brûler avec le thé qu’il voulait boire cul sec alors qu’il sortait de la bouilloire, je l’en ai empêché. Puis nous sommes allés nous coucher, j’ai allumé une bougie et mis du chauffage car il avait froid. On s’est fait des gentils câlins, on a un peu bavardé et il a été globalement plutôt contradictoire sur sa vie affective. A un moment, il m’a dit que la dernière fois qu’il avait couché avec une femme remontait à 2006, puis bien après, il m’a dit que non, c’était pas vrai.

Puis à un moment, il m’a appelée Karine, je l’ai appelé Edmond. Et il a trouvé le moyen de mal le prendre au motif que le prénom était nul! Il est très fort, je trouve. Il m’a expliqué que c’était son ex, puis m’a dit qu’en fait, il ne comprenait pas pourquoi il m’avait appelée Karine, que non, ce n’était pas son ex, et qu’il ne connaissait aucune Karine et qu’il était désolé.

Il y a autre chose aussi qui m’a beaucoup surpris dans son comportement, c’est qu’il parlait tout le temps de frapper, taper. Au début, il m’a demandé si j’avais été battue par un homme (pour être sur mes gardes comme ça, parce que je ne le laissais pas m’embrasser tellement il puait!), ensuite, plusieurs fois quand il a été maladroit ou quoi, il pensait que j’allais le taper, ou même disait que ça méritait d’être tapé. Il utilisait plus le mot taper que frapper, et puis à un moment, comme je m’étonnais qu’il parle tout le temps de ça, je lui ai demandé: « mais, pourquoi tu me parles de taper, là? » Il m’a répondu: « ben parce que! quand tu fais quelque chose de mal, c’est normal qu’on te tape, non? » J’ai été catégorique: « non, ce n’est pas normal. Pas normal du tout, même. »

Et d’ailleurs, je le trouve assez brutal dans ses gestes: il m’a pincé les seins plusieurs fois, et il m’a fait mal. Bon, ça restait anecdotique par rapport au reste, mais j’avais pas envie de le laisser faire. D’ailleurs, je n’aime pas non plus sa façon d’embrasser que je trouve un peu brutale, du moins pour des premiers baisers. Je lui ai dit et répété, car je n’ai pas envie de laisser s’installer ça.

Puis on a essayé de dormir. Moi j’avais du mal: déjà, un homme dans mon lit, mais avec le bruit du chauffage c’était quasi impossible. Dans son sommeil, il ne cessait de répéter que j’étais belle et qu’il avait envie de moi. Au début j’adorais, puis c’était comme obsessionnel et ça m’a presque fait mal, comme quand on carresse trop longtemps au même endroit. Mais je ne me suis pas laissée envahir par ça, car tout le reste était très agréable.

Et voilà ce qui m’a sidérée: à un moment, dans un demi sommeil, il m’a demandé ce que je faisais au mois de novembre. Je l’ai regardé, surprise et lui ai dit: « tu sais qu’on est au mois de février, là? ». Je suis presque sûre qu’il m’a répondu « oui, et en novembre tu fais quoi? ». Je ne comprenais pas s’il rêvait, s’il savait que c’était moi dans son lit ou quoi. Puis je crois bien que je lui ai dit un truc comme: « pourquoi, tu dois faire quoi en novembre? », et il a répondu « je vais rencontrer la femme de ma vie ». J’ai dû lui dire un truc comme: « tu veux dire que tu me gardes de février à novembre, puis tu me largues pour la femme de ta vie? », « oui ». Je lui ai demandé si c’était un voyant qui lui avait dit ça, il a répondu non, puis s’est lassé de la conversation et s’est rendormi. Et moi, comme j’arrivais pas à dormir, j’ai songé que si je tombais enceinte ce mois ci, j’accoucherais en novembre…

C’est fou, non? C’est peut-être deux folies qui se rencontrent, je ne sais pas.

J’ai beau me dire qu’il était bourré, il l’était quand même déjà moins, là, et de façon générale, il était cohérent, même bourré. Alors bien sûr, je m’interroge…

Son téléphone (réveil) a sonné à 7h moins dix, on a plus ou moins essayé de se rendormir, sans succès. Il voulait toujours autant coucher avec moi, je le sentais un peu déçu ou agacé, et me disait que pour dormir, mieux valait qu’on soit pas dans le même lit. Je l’ai donc ramené vers 7h30 (sans doute). Nous nous sommes donné rendez-vous lundi soir après mon cours: il vient dormir chez moi. J’espère que je vais avoir envie de faire l’amour! J’ai déjà très envie de lui faire des câlins, donc c’est quand même un excellent début. De toute façon, je ne sais pas pourquoi, je n’ai jamais eu envie de faire l’amour avec un homme qui me plaît dès la première fois. C’était pareil pour J, d’ailleurs. La première fois, on s’est déshabillés, mais on n’a rien fait, car je ne pouvais pas: j’ai besoin de m’habituer au corps de l’autre.

Mais quand même, les circonstances sont particulières: désormais, je cherche un géniteur. Or je suis en pleine ovulation, j’ai trouvé un mec qui me plaît, à qui je ne suis pas obligée de mentir pour pouvoir procréer, et pourtant, je n’ai pas eu du tout envie de coucher avec lui hier soir (enfin physiquement, si bien sûr, mais ce n’est pas suffisant pour moi). Je ne me comprends vraiment pas.

Bon, c’est comme ça: j’ai senti que je n’avais pas envie, que me forcer gâcherait des choses en moi (et du coup avec lui) que je n’avais pas envie de gâcher. Je me suis dit que j’avais un donneur de sperme avec qui j’avais rendez-vous, et qu’il valait mieux que je ne change pas mes plans, et que je prenne ce qui est à prendre en plus, si cela me faisait plaisir.

Donc si tout va bien, ce soir je vais chez john le géniteur, et demain soir, il y aura de la concurrence…

Oh ce serait bien! ça foutrait la merde dans mes plans de plongée, mais ce serait bien!

En tout cas, à part l’épisode mado et la honte que je me traîne à avoir parlé de mon intimité, le déroulement de cette soirée est quand même très drôle, je trouve…

Bon entraînement.

Bon, l’entraînement de ce soir, au club n°4, était très bien même si j’aurais aimé en faire encore plus. J’ai ramé pour me décider à y aller, d’ailleurs je suis arrivée un chouïa en retard, mais j’en suis ressortie soulagée. J’aurais eu 14 environ à l’épreuve qu’on a travaillée, donc ça me rassure un peu, ça fait disons un minimum de 12. J’ai appris accessoirement que je n’ai rien raté hier soir à l’entraînement du club n°3, il paraît qu’ils ont fait des trucs totalement inintéressants et qui servent à rien (mado m’a appelée et m’a raconté tout ça).

J’ai vu mon moniteur qui est quand même venu s’entraîner, ça m’a fait plaisir de le voir, et j’ai regretté qu’il parte plus tôt à la fin, j’avais encore des choses à lui demander.

J’ai renoué contact avec mon cher euh… comment je l’ai appelé ici? Je ne sais plus le nom que je donne à mes amis. Un ex qui ne m’avait plus jamais rappelée (sans que je sache pourquoi) et qui m’avait finalement envoyé un email pour mon anniversaire.

Je lu ai répondu ce soir. Il a répondu cinq minutes après. Le connaissant, ça ne veut pas dire du tout qu’on va se revoir régulièrement, mais bon, c’est quand même agréable.

Avec lui, je veux bien faire un enfant normalement, c’est quand il veut. Mais bon, il ne voudra pas… je lui en avais déjà un peu parlé et il avait pas l’air motivé du tout. Et ce qui est chiant, c’est que même si on recouche ensemble, je serai incapable de lui mentir, je crois.

Sinon, cet après-midi, je suis allée bosser, c’est pas simple, et y a des choses qui m’agacent un peu, mais bon. ça se poursuit, ça avance, même si ça ne me paraît pas très satisfaisant. Je me contente de peu parce que je sais que je ne peux pas donner beaucoup. Mais bon sang, si j’allais mieux, je mettrais le turbo!

Aller mal, si mal et si longtemps (car ça compte, la durée), ça oblige à accepter des choses qu’on n’accepterait jamais autrement.

Cette nuit, j’ai rêvé que j’étais enceinte: j’étais contente! Je l’annonçais peu à peu à mon entourage, j’avais très peur de faire une fausse couche, j’en était à peine à un mois de grossesse.

Dans le deuxième rêve, je me voyais dans une salle de bain assez petite. Je me voyais de dos (sans doute par un jeu de miroir?) et j’avais la peau très sèche, et de la cellulite partout, en particulier sur les cuisses, mais pas seulement sur la culotte de cheval. Je n’imaginais pas que j’étais si laide, même si je le savais déjà un peu, que j’étais pas très jolie. Je me demandais qui voudrait encore de moi. Je pensais que J ne voudrait plus jamais de moi.

J’ai recommencé à prendre sérieusement mes fleurs de bach hier après-midi. J’espère que je vais pas faire comme les deux ou trois dernières fois, et ne pas abandonner.

Hier, je me suis fait toute une série de poubelle la vie. Entre les épisodes france 4, france 3 et les vieux, j’ai bien dû m’en faire entre dix et vingt (ils font 20/25 mn chacun). Je suis sur trois saisons différentes à la fois. C’est pas mal, ça m’oblige à réfléchir pour ne pas faire de confusion.

Encore une fois j’ai fait la sieste, et j’ai réalisé que j’en avais fait une aussi mercredi après-midi. Dans les deux cas, ça ne m’a pas empêchée de dormir au moment où je me suis couchée. Hier d’ailleurs, j’ai failli me coucher tôt, et je l’aurais fait si je n’étais pas tombée sur les rediffusions de poubelle la vie (« tombée sur » étant de la mauvaise foi: j’ai zappé pour au cas où il y en aurait, et effectivement, il y en avait, sur les deux chaînes d’ailleurs, l’une à la suite de l’autre).

J’espère quand même que je vais arrêter de faire des siestes.

De toute façon, je n’aurai plus le temps d’en faire je crois.

Samedi après-midi, Luc et Ludo viennent, et on doit aller à la déchetterie enlever le très gros tas de détritus de mon jardin.

Dimanche, j’hésite à aller me faire inséminer: je suis découragée, ça va me prendre toute la journée à faire de la route: tout ça pour que, finalement, je ne tombe probablement pas enceinte. Que faire? Tant pis pour février? (sachant qu’en mars je ne fais rien) ou bien tant pis pour la fatigue?

Je ne sais plus…

Je sais juste que ce soir, y a entraînement, et que là, j’ai du taf (malgré mes congés), faut que j’y aille.

Allez hop.

Aujourd’hui encore j’étais pas bien, j’ai pas mal pleuré.

Mes pensées irrationnelles m’ont dit que J avait pensé à moi aujourd’hui. Au début ça m’a fait plaisir, puis finalement c’est la tristesse qui l’a emporté.

Peut-être est-ce aujourd’hui seulement qu’il a lu l’email que je lui ai envoyé? Je n’en saurai jamais rien de toute façon.

De toute façon, que J existe ou non, je suis triste, et je ne suis pas allée à la piscine ce soir. J’aurais pu me forcer. J’avais la force. Mais ç’aurait été encore une fois sans plaisir, et j’en ai marre de faire les choses sans plaisir. Alors je me suis autorisée, c’est rare, à ne pas y aller parce que je n’en avais vraiment pas envie.

Et j’ai décidé de reprendre sérieusement les fleurs de bach (que je prends un jour, puis que j’abandonne), pour tenter de me donner du baume au coeur.

J’en ai marre d’aller mal, j’ai bien vu que les antidépresseurs ne font rien, ou pas assez, que même je vais encore moins bien que sous stablon (qui n’était pas suffisant mais quand même meilleur, donc); je n »ai qu’une envie, c’est recommencer à faire les choses avec un peu de plaisir (que j’avais gagné après tant d’années), cesser de me coucher tard, et cesser de passer mon temps à être triste.

Et puis avoir pas tant d’efforts à faire pour me lever.

Allez, courage.

Nouvelles de nuit…

C’que je peux être stupide. J’ai fichu en l’air tout mon ordi fixe: en supprimant le compte par défaut.

Comme il restait le compte administrateur, je pensais qu’il s’y substituerait automatiquement, ou bien qu’il y aurait un avertissement, me disant que ça risquait de bloquer tout, et bien que nenni. Mon ordi s’allume, xp se lance, puis il me dit qu’il ne peut pas ouvrir ce compte, et quoi que je mette d’autre (guest, administrator), il refuse. Du coup, c’est bloqué, je n’accède pas à xp, du moins pas au delà de la page de présentation qui n’offre aucune autre option.

Dommage! Je ne sais pas comment je vais faire. Chuis vraiment con, quand je m’y mets. Enfin, j’ai été induite en erreur quand même par l’existence d’un compte administrateur (en tout cas, ça apparaissait comme étant un compte). Ceci dit, les ingénieurs xp le sont un peu aussi, sur ce coup là…

Sinon, avec mon moniteur, ça s’est bien passé. Il habite une villa impeccable. J’avais déjà perçu qu’il avait un côté maniaque, et à part son jardin, j’en ai eu confirmation. C’est simple, propre et spartiate, il y a un écran géant et pas de rideaux. S’il voyait chez moi, il serait dégoûté!

En tout cas on a bien bossé. Je crois qu’il a vu que j’étais motivée, et ça a dû l’encourager.

Demain j’ai psychomot, et pas du tout envie d’y aller. Mais vraiment pas du tout. Il faut aussi que je m’occupe de ma voiture. Bon, il est 4h, et faut que je me couche.

Vers 3h30 j’ai failli me coucher, mais j’ai pas pu m’y résoudre… ça m’a fait pareil vers 2h30. J’espère que cette fois, c’est la bonne, j’en ai marre de me coucher tard, et d’avoir un truc qui m’empêche de me coucher tôt.

Tout ça.

J’ai faim et j’ai du boulot, car ce soir j’ai rendez-vous avec mon moniteur. Je n’ai rien fait de plus que depuis que je l’ai eu au téléphone.

Pêle-mêle:

J’ai appelé le psy2 pour lui dire que son traitement me fatiguait et n’avait pas d’effet, il m’a dit de retirer les thymorégulateurs en attendant qu’on se revoit (la semaine prochaine).

Je suis allée au ciné ce week-end avec mado, voir deux films d’affilée, les deux étaient très bien (on a mangé mac do vite fait entre les deux), j’ai beaucoup pleuré devant le premier, et beaucoup ri devant le second. Il paraît communément admis que c’est normal qu’un mec n’ait pas envie de donner son sperme, et ça me choque un peu. Quand il s’agit de baiser ça leur pose pas de problème, c’est juste quand on leur demande sans rien en échange que tout à coup ils ont des problèmes de conscience. Me voilà un peu mesquine sans doute, mais c’est ce que je vois, de là où je suis. Enfin bon, l’essentiel c’est que ça m’a quand même fait beaucoup rire.

En tout cas, c’était très bien cette soirée.

Quoi d’autre? J’ai bossé initiateur ce week-end, travaillé des sujets, mais j’ai pas fini, loin s’en faut, j’ai encore envie de bosser car plein de trucs m’intéressent mais je n’en ai pas trop le courage.

Mon frère est venu hier, on a bossé sur des trucs informatiques, il m’a installé un forum et un autre blog (juste pour tester les possibilités), que je vais supprimer et réinstaller ailleurs. C’est bien, ça veut dire que j’ai des projets (toujours la plongée).

Il m’a aussi (ré)installé un raccourci sous linux pour vérifier mes emails du portable qui m’arrange beaucoup, et par contre, il a n’a pas su résoudre mon problème de messagerie instantanée sous linux. Dommage, je ne peux toujours pas chatter du portable.

Puis je suis allée à la piscine pendant qu’il jouait, puis on a mangé mac do et regardé une de nos séries favorites : the big bang theory (impossible à trouver en dvd, c’t'un monde ça!). Cette série me fait hurler de rire, et je regreette, malheureusement, de ne pas tout bien saisir, car il est souvent question de trucs compliqués qui ne sont pas du tout à ma portée.

A la piscine, tout s’est bien passé. Parce que je n’y suis pas venue pendant dix jours? Possible. A la fin, j’ai bavardé avec une fille que j’aime bien, que j’ai confondue avec une autre au début d’ailleurs (ça me tue de faire des confusions pareilles, c’est incroyable). Je me suis rendu compte que j’étais très très loin d’être la seule à penser ce que je pense de mon club n°3 auquel je suis pourtant attachée. Je me rends compte qu’il y a vraiment une espèce d’élite qui se monte le bourrichon, qui ferme la portes à d’autres, et qui, en plus, ne sont même pas bons dans ce qu’ils font! C’est quand même incroyable. En tout cas, je ne suis pas la seule à m’être fait refouler. Je le savais déjà, mais je pensais pas qu’il y en avait autant, ni que telle et telle autre personne était concernée. Pourquoi suis-je la seule à en faire des scandales si je ne suis pas la seule à en souffrir? Elle a pris mon numéro de téléphone. D’habitude, c’est l’inverse, c’est moi qui prend les numéros, ça me fait bizarre. Mais en général, on me rappelle pas, alors… Je sais que je la reverrai de toute façon, je l’aimais déjà bien cette fille, mais là, encore plus. Elle est incroyablement positive et enthousiaste, sans l’être trop. On sent que c’est équilibré chez elle, que c’est naturel.

Sinon, j’ai déterminé que mon ovulation aurait lieu à un moment où je ne pourrais pas aller voir john le géniteur. Il faudrait que j’y aille avant, c’est-à-dire bientôt, et j’avoue que j’en ai un peu marre!

j’ai enfin écrit à J les raisons pour lesquelles j’ai dit à sa femme que j’étais sa maîtresse (puisque je suis enfin en vacances et que j’ai enfin du temps). Je n’ai pas tout dit, j’ai viré presque tout le négatif puisque monsieur ne supporte pas le négatif. En tout cas ce que je dis est vrai, le voici:

J,

Il y a quelques temps, je t’avais dit que je t’expliquerais les raisons qui m’avaient poussée à révéler à Sl que nous avions eu une aventure.

Tu sais que je n’ai jamais supporté les faux-semblant, je n’ai jamais supporté de devoir lui mentir, j’en ai toujours beaucoup souffert, et je ne me suis jamais privé de te le dire. J’ai été conduite à tout cela, mais je ne l’ai jamais accepté. Par ailleurs, de façon générale, je trouve que c’est essentiel de savoir à qui on a à faire. Donc en l’occurrence pour elle, de savoir qui je suis.
Chacun sait qui sait quoi, c’est plus simple, c’est plus sain dans la relation à l’autre.

Ce qui m’a décidée à franchir le cap, c’est que j’ai rencontré quelques membres du club, qui m’ont proposé, enjoués, de venir fêter mon niveau 2 avec vous. Que pouvais-je leur dire? Oui ce sera formidable de mentir encore à Sl, et de me retrouver face à J? Ou bien non, parce que j’ai pas envie? (ce qui n’était pas vrai bien sûr, au contraire, j’étais très touchée). Je ne sais plus ce que j’ai bafouillé, je sais que j’étais tiraillée. Comme la fin de mon année au club d’ailleurs, où j’ai raté toutes les sorties, toutes les plongées et tous les pots (sauf celui où j’étais obligée d’être là, avec ma salade non assaisonnée et mes prunes) alors que j’aurais eu très envie de venir autrement. Je ne pouvais pas supporter de me trouver face à elle, parce que c’est dégueulasse de faire ça à quelqu’un, de mentir comme ça. Je ne supporte pas de mentir et de faire ce genre de choses.

Evidemment, ça ne règle pas le problème spécifique de l’invitation si elle est proposée, mais au moins, je suis sûre que si je croise Sl un jour, elle ne me proposera jamais une chose pareille. Et il est probable qu’elle en aura parlé à ses amis, qui ne m’inviteront plus non plus. Rien que ça, je trouve que c’est un progrès dans la situation qui est la nôtre.

Et puis j’ai pensé que ça la soulagerait de savoir. Pas dans un premier temps bien sûr. Mais à la longue sûrement. De savoir qu’on a voulu qu’elle arrête d’être trahie. Bien sûr, je ne peux pas être certaine de cela, mais de toute façon, tout de moi me conduisait à ce qu’il valait mieux qu’elle sache, que ce soit pour elle, pour toi, ou pour moi: mon intuition, ma raison, mes émotions, tout.
Crever l’abcès, c’est toujours mieux.

Car il ne faut pas oublier que Sl, même si je la connais peu, je ne m’en fiche pas. Bien évidemment, elle ne peut pas le savoir: en raison des circonstances, je suis toujours restée très distante, et désormais ce ne pourra jamais être autrement. Mais ce n’aurait pas été le cas en d’autres circonstances, je le sais.

Tu ne crois pas que c’est mieux que les choses soient dites? D’éviter les situations complexes? Les mensonges qui s’amoncellent, les petits et les grands? Oui bien sûr ça fait mal au début, mais c’est comme un pansement qu’on arrache, après ça va beaucoup mieux. Les choses deviennent saines.

Et puis j’avais besoin d’en parler, et je me disais que peut-être, elle aussi. Nous, nous en sommes arrivés à ne plus parler du tout et tu sais que je ne supporte pas le silence, qui me torture en certaines circonstances. Alors j’espérais qu’elle et moi on pourrait en parler, si elle aussi souffrait du silence. ça n’aurait pas changé la situation, mais ça aurait soulagé des choses. Oui je sais, c’est naïf, mais je suis comme ça. Je ne comptais évidemment pas dessus.
J’ai hésité à tout dire d’ailleurs, ça m’aurait vraiment soulagée, mais là, c’est plutôt la colère qui aurait parlé. Alors je me suis contentée du minimum, par respect pour elle et pour toi.
Tout ça lui a laissé l’opportunité de communiquer si elle en avait besoin, y compris avec toi.

Voilà pour l’essentiel.
Ce n’est pas pour te dire ça que je voulais qu’on se voit.
N’hésite pas à répondre quelque chose à tout ça, c’est toujours bon de communiquer.

Ta petite gds

bon, je sais qu’il ne répondra rien, mais ça ne me met plus en colère. Je ne lui pardonne pas ce qu’il m’a fait en juin, et je ne le lui pardonnerai jamais, mais j’ai quand même des sentiments pour lui. C’est terrible, non? ça veut peut-être dire que je lui pardonne un peu, quelque part? Alors qu’il ne faudrait pas, c’est sûr. Pas tant qu’il ne l’aura pas demandé, en tout cas.

J’ai enlevé le paragraphe là-dessus d’ailleurs.

Qu’ai-je oublié? Rien? Je ne sais pas, mais je vais manger ça fait trois heures que j’ai faim, et bientôt, il faudra que je parte.

Allez, zou.

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