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Pas très agréable.

C’est un peu con ce que j’ai écrit hier: n’importe qui me dirait qu’il est passé à autre chose depuis longtemps. Et je ne le saurai jamais.

Cette nuit, j’ai fait un rêve bizarre, mais léger. J’assistais à un truc (un match? à une émission?) avec des journalistes de TF1. J’essayais de suivre, de tout noter. Pour ça, je découpais les calques qui étaient sur le globe (j’allais dire le blog haha), et j’essayais de les faire correspondre (à quoi? je n’en sais fichtre rien). En fait, je les déplaçais à peine (les morceaux de calque), et les gens notamment les journalistes de tf1 pensaient tout bas uqe j’étais ridicule, que ça servait à rien, que je perdais de la concentration à faire ça plutôt qu’à suivre ce qui se disait. Mais je ne voyais pas d’autre moyen de procéder puor faire les choses correctement et bien comprendre ce qui se passait. J’avais beaucoup de mal àle faire d’ailleurs, car ça ne se recollait pas très bien. C’était très délicat comme opération, et ça rendait un travail mal fait. Pourtant, pour moi, c’était plus logique, ça me parlait davantage, non pas parce que c’était merdique, mais parce que ça collait à ce qui se disait.

Pius je voulais savoir ce qui était dans la boîte noire là, qui était un peu sur le côté, qui était une annexe au spectacle. Je m’en approchais, mais je n’osais pas regarder, j’avais peur qu’on me “gronde”. Malgré tout, j’entendais les journalistes se plaindre de ne plus avoir de stylo, alors j’allais dans une autre boîte, qui était la leur, dans laquelle je savais qu’il y en avait (et eux ne le savaient pas), et je leur rapportais deux stylos, et j’en prenais un au passage, qui me faisait envie. Ils me regardaient incrédule, non pas parce que j’avais pris un stylo, mais parce qu’en fait, ils n’en avaient pas besoin: j’avais mal compris, et j’avais été au devant de besoins qu’ils n’avaient pas.

Spectacle et journaliste me renvoie à El qui m’a raconté sa semaine, et stylo et truc qui sert à rien me renvoie à Mado.

Lorsque je l’ai vue, j’ai compris qu’elle avait bien reçu mon email. J’ai remarqué qu’elle avait toujours ce regard un peu triste que je lui ai toujours connu, malgré sa gaité apparente. J’ai compris qu’elle me détestait. Par pour ce que je suis, mais pour ce que j’ai fait.

J’ai même eu un doute sur l’opportunité de lui avoir dit. Il y a un moment où je me suis dit que je n’aurais pas dû, que c’était peut-être une erreur.

Pourtant, ça n’a pas duré longtemps; il m’a semblé au contraire à nouveau et rapidement que c’était sain, qu’elle sache. Peut-être que ça fait mal, mais c’est sain, c’est honnête, c’est franc. Elle sait qui je suis, il n’y a plus de mensonges et de faux semblants, les choses sont claires, chacun sait à quoi s’en tenir.

Alors j’ai l’impression d’avoir bien fait. Je me trompe peut-être, je ne sais pas “le reste”, je juge seulement avec ce que j’ai vu et ce que je sais; mais cette impression est là, et me soulage. Elle ne m’empêche pas d’être mal quand je la croise, ni de m’interroger sur le mal que ça lui fait d’avoir dit ça, mais j’ai le sentiment très net que c’est beaucoup mieux comme ça. Nous nous sommes fait la bise, nous avons échangé quelques mots, mal à l’aise. C’était difficile, mais c’est bien.

Il n’y a pas que de la croiser elle, qui m’a fait mal. J’ai beaucoup plus souffert de t’avoir croisé toi. J’avais plus ou moins mis un pansement sur tes absences, mais la douleur s’est réveillée violemment. J’avais le coeur retourné de te voir, et je vois bien que je suis toujours aussi malheureuse que tu ne sois plus là. Bien sûr ça ne s’est pas trop vu, peut-être pas du tout même. Mais c’était bien là, et je n’aurais pas pu tenir bien longtemps. J’avais le coeur brisé. J’ai passé presque tout mon temps au lit, en dehors de la formation.

Je ne comprends toujours pas, ou alors, si je comprends bien, je trouve ça incohérent. Je te vois extérieur à toi-même, comme si les choses t’échappaient, que le profond de ton être n’avait plus le droit de s’exprimer, tout prenant le dessus sur lui. Comme si ce que tu décides était gouverné par des erreurs. Comme si ce que tu agis se retournait, en fait, contre toi: à t’obliger à subir des choses que tu ne souhaites pas. Alors qu’en principe, quand on agit, justement, c’est pour ne plus subir. Pour toi, non: plus tu agis, plus tu décides, et plus tu subis, plus tu es engoncé dans le devoir. Je ne sais pas d’où vient ce mécanisme curieux. Curieux et destructeur.

De toi, et de ce que tu touches. De moi.

Alors heureusement pour moi, quand je t’ai rencontré, j’étais en progression. J’allais mal, très mal même, mais j’étais en progrès. Je n’ai jamais cessé cette progression depuis, et aujourd’hui, je suis beaucoup plus solide que lorsque je t’ai rencontré. Je ne prétends pas pouvoir tout traverser, je ne dis pas que rien ne me fait souffrir, je ne dis pas que je n’ai plus le coeur brisé, et ma sensibilité est toujours à fleur de peau, mais je me surprends à assumer les choses avec de moins en moins de difficultés. Les crises que je faisais sont toujours moins lourdes, moins longues, moins destructrices, et je peux même dire que je n’en fais quasiment plus. Je peux dire aussi que je n’ai plus vraiment envie de me foutre en l’air; toujours de moins en moins.

Je suis d’autant plus déterminée à ne pas vouloir être une “maîtresse”, ainsi qu’à refuser qu’on me parle mal, même de façon épisodique. Je préfère encore être seule, si douloureux soit-ce. ça ne le sera jamais autant qu’être traitée par le mépris ou ne jamais être que la cinquième roue de la charrette.

Mais il n’empêche. Je ne comprends pas comment nous nous aimons (nous aimions? car je ne sais pas si tu m’aimes encore), et comment nous nous sommes à ce point ratés. Je ne comprends pas comment nous communiquons si mal. Je le regrette beaucoup. Comment ne pas le regretter? Nous n’avons pas vécu un millième de ce que nous aurions dû vivre,et qui aurait pu nous rendre heureux…

Je me dis que tu as peut-être besoin de temps. Mais je ne sais rien de ce que tu penses, de ce que tu ressens ni de ce que tu élabores à partir de tout ça. Je ne sais même pas si tu essaies, si tu as envie d’essayer d’éclaircir les choses, de les bouger, ou si la situation te convient à peu près comme elle est. Je sais juste que tu ne m’avais jamais rejetée jusqu’à ces dernières fois. Je ne sais toujours pas si c’était sous le coup de la colère (motivée par quoi?) ou l’expression de quelque chose que tu ressens durablement.

Je sais juste que j’ai du mal à renoncer à un être à qui j’ai spontanément confié tant de choses, et dont je crois sincèrement que je pourrais lui apporter beaucoup s’il acceptait, lui, de se laisser porter. Parfois je crois qu’il ne peut pas, que c’est trop ancré tout ça. Mais j’ai toujours le désir et l’espoir qu’il puisse un jour. Je me dis que moi j’ai pu, à ma façon, alors qu’il pourrait, lui, à la sienne.

Et encore, je n’ai pas parlé du club…

(toujours pas fini, mais je m’arrête, il est tard, et je ne retrouve plus ce que j’avais dans la tête, qui paraissait pourtant si fluide…)

ça va pas terrible aujourd’hui, mais le moral tient bon quand même.

J me manque beaucoup, et je ne comprends vraiment pas, même si je n’essaie plus vraiment de comprendre. Je suis quand même un peu con parce que je me persuade que c’est pas tout à fait fini, qu’il a toujours des sentiments pour moi, mais c’est idiot. Et puis même si c’est vrai, ça sert à rien, parce qu’il est trop “extérieur à lui-même” pour qu’on puisse s’entendre un jour. Et bien là encore je me persuade qu’il peut évoluer, puisqu’après tout, j’ai bien évolué moi, alors pourquoi pas lui?

Je sais que c’est idiot, mais en même temps, ça m’aide à tenir.

Je me gave de fleurs de bach, vraiment, je ne les oublie pas en ce moment, et je sais que j’ai pas du tout intérêt à les oublier. Je sens qu’elles me rendent forte. Je ne dis pas que je suis indestructible, mais je me sens quand même bien plus solide que par le passé, malgré toutes les fragilités, les doutes, les inquiétudes que je peux avoir. D’ailleurs, je ne parle plus d’angoisses mais bien d’inquiétudes, et ça change la vie. De même je suis bien plus triste que malheureuse, je souffre un peu, mais ce n’est plus la même chose.

En tout cas, j’ai passé une heure au tél avec Xm en me levant, puis j’ai réuni mes papiers pour aller faire des photocop au boulot, puis suis passée voir El qui vient d’emménager dans son appart en plein centre ville. Ensuite j’ai fait des courses, j’ai croisé Cemalv (un vieil ami), puis je suis passée chez ma mère pour lui porter des photos puis j’ai débarqué chez mado pour lui faire le cours de n4. On a dîné, puis on a fait le cours, et j’en ai oublié une partie. Je suis partie vers minuit, on était crevées.

Elle me blesse un peu parfois, mado. Là elle m’a dit “moi à ta place, j’aurais mis mon cours au propre aussitôt”. Je lui ai répondu que je n’en voyais pas l’intérêt puisqu’il y avait un support et elle a acquiescé. Mais ça résonne car malgré le support, j’ai eu envie de le faire, et je ne l’ai pas fait. Parce que je manqe d’élan, parce que la vie me paraît encore trop laborieuse. Sinon, j’aurais pris plaisir à le faire. Donc c’est idiot, mais ça m’a un peu blessée puisque ça m’a renvoyé à une espèce de culpabilité personnelle. Et avec elle, ça arrive assez fréquemment.

Bon, c’est comme ça.

Je n’ai toujours pas préparé ma formation pour mardi. Je croyais que j’allais rien foutre demain, ben c’est raté: peinture avec Luc (s’il est toujours ok), et préparation de la formation: ça va durer longtemps, ça, car elle est longue cette formation. Et elle est difficile.

Un truc qui me chiffonne aussi, c’est que j’ai mal à l’estomac. Enfin pas exactement, j’ai juste presqu’envie de vomir presque tout le temps. C’est pas très fort, mais c’est quasi permanent, et ça a duré presque toute la journée, ça s’est particulièrement accentué le soir.

Bon, voilà quoi.

ça commence.

Hier soir donc, je suis allée me coucher subitement, avec un mal de crâne bien implanté. Il était environ 22h30 ce qui est très tôt par rapport à d’habitude.

Avant ça, j’avais eu rendez-vous avec mon tuteur, patb. J’ai merdé et je suis une vraie conne. Il m’avait dit 19h30. Je lui avais dit que je viendrais plus tôt pour m’inscrire. Sauf qu’on a fait l’inverse. Il est arrivé vers 19h, et moi, comme je me suis rendu compte qu’il me manquait des papiers pour m’inscrire, je suis arrivée plus tard. Mais pas très tard en même temps, vers 19h10.

Je suis même pas rentrée pour voir s’il était là, convaincue qu’il n’était pas arrivé, et je suis restée dans la voiture pour passer un coup de fil à un copain avec qui je suis restée une demie-heure. Moyennant quoi, je suis arrivée en retard à 19h40, et il était sur le point de partir!

Je savais plus où me mettre, car j’ai vraiment merdé sur ce coup là.

Ensuite donc, il m’a expliqué les tenants et les aboutissants. Il m’a donné un boulot faramineux, qu’il est hors de question que je fasse cette semaine, et que je ne ferai peut-être pas complètement. Lecture du Code du sport (du moins ce qui nous concerne) + tableaux afférents. Lecture d’une très grande partie d’un manuel truc rébarbatif au possible.

Ce qui me rassure, c’est que même sans lui, je ‘laurais fait. Mais j’aurais trouvé plus intéressant qu’il me demande, avant de me dire, ce que j’en pensais. En fait, il me l’a posée cette question, mais tellement largement, que je n’ai pas compris où il voulait en venir. Bon, c’est pas grave, du coup, j’apprends! Il m’a demandé ce que j’avais retenu de ma journée initiale de formation. Pour lui répondre, il aurait fallu que je relise le programme, et je suis d’autant plus stupide que je l’avais sous le nez et je n’ai pas pensé à regarder. En fait, je ne comprenais pas ce qu’il attendait de moi avec cette question, et il se trouve que la première journée, je l’avais trouvée intéressante, mais pas très instructive, et même un peu brouillonne.

Bon du coup, il m’a expliqué. Même si je me doutais déjà, c’était bien qu’il le pose, comme ça je n’ai pas de doute, et je sais que j’avance dans la bonne direction.

Donc en gros, nous nous verrons tous les vendredi soir, à 19h30. Environ une fois sur trois on fera de la théorie (je lui dirai ce que j’ai travaillé comment je vois la séance etc, et il me répondra ce qui est bien ou pas), et deux fois sur trois on sera en piscine pour que je travaille soit avec des élèves, soit avec lui. A peu près.

Il se peut qu’en plus, de temps en temps, j’y sois le mercredi soir, pour changer de groupe d’élève.

Bref. Il m’a donné des exemples de thèmes qui peuvent tomber à l’examen. Même ceux qui me paraissent faciles, je sais qu’ils ne le sont pas tant que ça. Mais il y en a qui me paraissent absolument inaccesibles. Il m’en a sorti un qui me laisse encore sans voix: les techniques de palmage à un nageur avec palme, sportif de haut niveau. Enfin c’était pas exactement ça, mais ça revient à ça. Qu’est-ce que tu veux que j’apprenne à un type qui sait déjà faire???

Surtout que le palmage, en plus, c’est pas trop mon truc, on m’a toujours dit que je palmais pas assez bien. Donc, pour la prochaine fois, il m’a posé le palmage et les techniques de mise à l’eau (je venais de lui dire que je ne voyais pas ce que je pouvais apprendre à des n2 en matière de palmage, il m’a donc renvoyée à ça).

Il faut que je sache ce que je ferais faire à des élèves et comment je leur expliquerais ça. Pour la mise à l’eau c’est très facile, au bout de quelques minutes de réflexion, je vois déjà le tableau, y compris dans le détail. Par contre, pour les techniques de palmage non seulement c’est moins facile parce que je suis pas sûre de moi, mais surtout, c’est beaucoup moins intéressant.

Et bien évidemment, autant je me sens à peu près capable d’apprendre à palmer à des élèves, autant je vois vraiment pas ce que je pourrais faire faire à un sportif!!

En tout cas, ça fait tourner les turbines de mon cerveau, et c’est une excellente chose…

En dehors de ça, je lui ai dit que j’essayais de tomber enceinte, et lui ai demandé si ça poserait un problème pour passer l’examen. Il m’a répondu qu’a priori non, mais que du coup on ne pourrait m’interroger que sur trois domaines différents au lieu de quatre. Je l’ai rassuré en disant que ça faisait longtemps que j’essayais, sans succès, et qu’il y avait donc peu de chance pour que ça marche. Je suis contente de lui en avoir parlé.

Bon sinon, il est un peu trop sérieux à mon goût, mais je préfère trop que pas assez, car au moins, je me sens bien cadrée, et quand je dis “bien”, c’est vraiment qualitatif, et non quantitatif.

Bon, et si j’essayais de me rendormir?

Encore!

Mon chien a encore chié dans la cuisine. Je me suis réveillée à 5h du mat, mais l’odeur était moins pénible qu’hier. Et puis cette fois, c’est ma faute: je ne l’ai pas sorti avant d’aller me coucher.

Je l’ai grondé quand même, car il aurait dû me réveiller, et je voudrais qu’il apprenne à me réveiller, uniquement en cas d’urgence, et pas seulement pour aboyer après un chat qui passe dans la rue. Pas facile.

Oh, je suis pas bien méchante. Je le gronde, je le mets dehors, il a compris qu’il ne fallait plus me chercher après ça, que tout était voué à des gros yeux et une fin de non recevoir.

J’avais bien vaguement entendu qu’il y avait de l’agitation dans l’air (c’est d’ailleurs pour ça que je me suis levée quand je me suis réveillée), mais à aucun moment je ne l’ai entendu gémir, j’ai donc pensé espéré qu’il jouait avec le chat.

Bref,  je ne dors plus.

A part ça, je pense toujours sans arrêt à J, mais je ne vois toujours pas d’issue possible, à part le temps, qui joue pourtant contre moi. Pour lui peut-être, mais contre moi je pense. J’ai réalisé que dès nos premières entrevues, il était déjà complètement incohérent. La seule fois où j’ai cru/vu dans ses yeux qu’il était amoureux de moi, c’est tout au début, quand je venais de comprendre qu’il était momentanément sans sa femme et sans son enfant (c’étaient les vacances de février), et que pourtant, il m’a dit qu’on ne pouvait pas se voir. Enfin, je ne me rappelle plus de la situation exacte, mais je me rappelle que c’était complètement illogique, et je suis restée très partagée: d’un côté il me semblait qu’il était amoureux, de l’autre, qu’en fait non, puisqu’il avait le temps de me voir et qu’il ne le prenait pas. Je me rappelle que je ne comprenais rien, et j’en ai déduis, évidemment, que j’avais mal lu ce qui se passait dans ses yeux. C’est bien après qu’il m’a parlé de ses sentiments; et à ce moment là, du fait de son comportement, je pensais qu’il s’en foutait complètement (et je l’avais intégré et accepté comme tel), et du coup, je ne comprenais pas comment j’avais pu me tromper à ce point en lisant son regard.

Et finalement, il m’a refait la même chose tout le temps par la suite! Jamais se comporter en adéquation avec ce qu’il me disait. Je n’avais pas réalisé ça, je l’ai réalisé tout à l’heure. Je ne comprends pas pourquoi il est comme ça. ça me renvoie directement au regard que j’avais surpris quand je l’avais accompagné à la plongée la première fois que je me suis rendue sur le site. Un regard perdu et lointain, loin de ce monde. Comme s’il y avait toujours des choses inaccessibles pour lui. Et surtout, comme si celles qui étaient accessibles, il les rendaient inaccessibles. Comme s’il y en avait, et qu’il fallait en provoquer en plus. Comme si c’était une sorte de destin. Et je me dis que le temps seul pourrait peut-être lui montrer que non, ce n’est pas un destin, qu’il n’est pas obligé de subir, qu’il peut agir. Ou plutôt qu’il peut agir ET que ça peut marcher. Car c’est probablement là-dessus qu’il bute.

Sauf qu’il faudrait aussi que la confiance s’installe, et qu’il trouve un équilibre entre sa volonté et son comportement, car ça ne peut fonctionner qu’à condition de n’être ni trop raisonnable, ni trop dans l’émotion. Qu’à condition de ne pas être trop rigide, quoi. ça, je sais pas s’il sait, car malgré les apparences, c’est un homme de devoir…

 

Je réfléchis de plus en plus à une insémination dès le mois de janvier. Si ça marche, j’accouche fin octobre. Donc fin septembre je suis à huit mois, et fin août à sept mois. ça me paraît un peu juste à supporter (rapport chaleur/grossesse), mais acceptable.

Par contre, si ça marche fin janvier, ça voudra dire qu’en juin, j’en serai à cinq mois. Et je suis pas sûre que ça passera pour le niveau initiateur. Pour le N4 ce sera carrément mort mais ça, j’en ai déjà presque fait le deuil même si ça me fait bien chier.

En même temps, je me dis que vu le risque de fausse couche que j’ai, plus je fais les choses tôt, mieux ça vaut.

Ce qui est terrible, c’est que je sais déjà que ça ne suffira pas à me guérir de J, et plus largment, de mon célibat… Et au fond, c’est tant mieux, parce que comme ça, s’il fallait encore des arguments, je suis bien sûre que c’est pas un bébé-thérapie!

Flûte et zut.

Y fait chier ce putain de clebs. Il a chié partout dans la cuisine!

Je me suis réveillée à cause de l’odeur, après avoir dormi à peine quatre heures. Je n’ai pas pu me rendormir.

D’habitude (enfin quand ça arrive), il me réveille en geignant, je lui ouvre, puis je le laisse dehors pour lui faire comprendre qu’il me gonfle à me réveiller. Bon, apparemment il a bien compris qu’il fallait pas me réveiller!

Donc là, non seulement il s’est fait engueuler, mais en plus il est resté dehors. Je suis pas sûre que ça suffira!

En tout cas, c’est vraiment ignoble. Au début j’ai cru que c’était le chat qui avait repris du service sous le lit. Mais je ne trouvais rien, alors je suis sortie de la chambre.

Il m’a fallu une journée entière pour amener la pièce à 20°, et là, j’ai dû tout aérer pendant une heure!

Bon ce qui m’ennuie le plus, c’est d’être fatiguée. Car je n’ai vraiment pas pu dormir du tout, et je me sens vraiment fatiguée.

Flûte et zut!

Journée trankil.

Aujourd’hui, je me suis bien reposée. Vraiment bien. Pas encore assez, mais ça fait du bien.

J’ai révisé un peu le niveau 4 car on a décidé, avec Mado, que je lui ferais les cours. Elle avait dit qu’elle le passerait pas, mais finalement, elle le passera peut-être, alors comme ça me ferait réviser, on a décidé que je lui ferais le cours.

Je l’ai beaucoup vue aujourd’hui (sur msn, à la piscine, puis sur msn encore, assez longuement). Je suis allée chez le psy, puis au cours (le type allait beaucoup trop vite, j’ai gobé les mouches par moments, ceci dit, c’était passionnant), puis je suis passée à la piscine, pour voir s’il y avait pas une plongée samedi. Il y en avait une inscrite sur le site, mais pas au club. Donc il n’y en avait pas. Dommage, mais en même temps, ça m’obligera à me reposer encore.

Enfin je dis ça, mais j’ai déjà promis à mado que je viendrais l’aider demain à poser ses plaques de plâtre, à condition que ça ne dure pas plus de deux heures. Alors que je devrais peindre chez moi. Mais j’ai la flemme.

En fait j’ai pas mal de trucs à faire. Il faut que je prépare une formation que je dois faire mardi. Il faut que je passe chez ma mère récupérer de quoi protéger mon sol et surtout lui faire passer des photos d’identité pour la succession de mon père (toujours pas terminée à l’étranger). Il faut que je révise les cours n4.

Il faudrait surtout que je fasse quelques lessives, et que je fasse le ménage dans ma chambre qui est franchement crade, même si elle est à peu près rangée. Il faudrait que je fasse le ménage plus largement d’ailleurs, même si l’ensemble de la maison est à peu près rangé.

Le top serait que je peigne la chambre aussi… mais bon.

Bon, je vais aller me coucher, car je suis fatiguée… j’ai quand même passé une journée tranquille, sans trop de contraintes. Un peu, mais ça allait.

Et puis j’ai bavardé avec la Chaos, et ça, c’était pas arrivé depuis des lustres! Ce serait bien que je trouve un moyen définitif de pouvoir me connecter sur msn. Pour l’instant, ce n’est possible qu’avec l’ordinateur du boulot que je n’ai pas forcément ici à disposition. ça veut dire mettre les mains dans le camboui-informatique, et voir si je peux pas installer xp sur mon notebook. Pour l’instant, ‘jai pas trouvé de solution…

Pas sortie du sable.

Voilà, j’ai mis la page “J” à jour.

J’ai passé quelques coups de fil aussi: anpj, Cg, et Stefer: 2h30 en tout, avec le portable, sans le kit main libre. L’oreille et la main ont beaucoup chauffés, c’était très désagréable. Mais c’est tellement rare que je sois disponible ET disposée à passer des coups de fil qu’il ne fallait pas que je rate ça. J’ai voulu laisser un message à Luc aussi mais comme d’hab, son répondeur n’a pas pris mon message. Tant pis, j’en ai ras-le-bol.

Je suis contente d’avoir passé ces coups de fil.

J’ai aussi fait quelques papiers, payé quelques factures, et il me reste deux lettres importantes à écrire, et vite (toujours pour la mutuelle). Je ferai ça une autre fois, je suis trop fatiguée.

Ce matin, je me suis levée entre 7h30 et 8h car ma formation initiateur commençait tôt. Toute la journée, on a eu cours, c’était assez soutenu et très intéressant. Mais crevant, donc.

Je me suis rendu compte que je connaissais vraiment beaucoup de monde, et je ne regrette vraiment pas d’avoir quitté mon club n°2. Je suis contente d’avoir bavardé avec ceux de mon club n°1, même si ça me renvoyait inévitablement à J, et que, nécessairement, il a été question de lui de façon indirecte. Il a été question de S aussi, puisque c’est elle qui les prépare. Mais je n’ai rien laissé transparaître, j’ai fait comme si de rien n’était. J’ai appris que J avait pris sous sa coupe une nouvelle élève, comme il avait fait avec moi. Je m’efforce de ne pas être jalouse, mais j’ai quand même appris son prénom.

Tout ça est ridicule, mais je n’y peux rien, c’est vraiment plus fort que moi.

Le seul élève de mon club actuel (n°3) s’est montré agréable avec moi, me proposant de m’emmener pour le resto à midi (comme il a fait avec d’autres, mais bon, j’étais dans le lot, ça m’a fait plaisir).

Et sinon, j’ai enfin rencontré mon tuteur, mon moniteur particulier, donc.  Issu de mon club n°4 donc (puisque cette année je suis dans deux clubs à la fois). Je l’ai trouvé vraiment très, très bien, et cela confirme l’impression qu’il m’avait laissée sur l’email. Il est pas beau mais pas vilain, et de petite taille. Il doit faire à peine deux ou trois centimètres de plus que moi. Je crois qu’il me plaît. Jamais assez pour me faire oublier J, mais il me plaît.

Je le rencontre vendredi soir pour faire le point. Nous avons déjà bavardé un peu, et j’ai pris conscience de la problématique de mes plongées. Il faut que j’en fasse dans un certain cadre pour le niveau initiateur, incompatible avec le cadre N4 ou le cadre nitrox. Dommage pour moi! Car il n’y a pas assez de plongées organisées pendant l’année pour que je me forme à tout. Et ça me fait bien chier.

Moi, ça me dérange pas de plonger en hiver, mais aucun club n’organise de plongée en hiver. Donc je ne sais pas comment faire. L’idéal serait que je parte en voyage, et que je me cogne dix plongées. Seulement voilà, pour l’instant, je n’en ai pas du tout envie. Notamment parce que j’en ai marre de me lever le matin, j’ai envie de me la couler douce un peu. L’idéal serait que je parte à noël d’ailleurs.

En tout cas, il y a plusieurs problèmes qu’il va falloir que je résolve, et je ne sais vraiment pas comment. Décidément, ces formations sont un vrai casse-tête. Qui plus est, si je tombe enceinte en février, ça va foutre une merde noire. Mais allez savoir pourquoi, j’ai quand même envie d’essayer depuis que j’ai recroisé J.

Je suis étonnée de ne pas aller plus mal. Parce qu’il faut quand même savoir que je pense à J sans arrêt. Il est constamment là, dans mon esprit. C’est fou d’ailleurs. Je suis folle. Mais c’est pas nouveau, n’est-ce pas?

J’ai annoncé à Patb que je serais particulièrement nerveuse le jour de l’examen, en raison de J. Sauf que je n’ai pas mentionné J, ni le fait que j’étais amoureuse. Il m’a demandé de qui je parlais, j’ai préféré ne pas le dire. Il m’a demandé pour quelle raison, j’ai dit que je ne savais pas. Il m’a dit que ce serait intéressant que je me penche dessus pour essayer de changer les choses, mais je sais que je ne peux rien faire.

En tout cas, il m’a donné le vertige. Je vais faire cours pour de vrai à des élèves pour de vrai. Alors que normalement c’est pas comme ça qu’on fait, je me demande même si c’est autorisé. Mais lui il préfère faire comme ça, et ça tombe bien, moi aussi. Mais ce qui m’a encore plus filé le vertige, c’est quand il m’a parlé de calendrier, de dates, de prise en charge de groupe, etc. Rien que l’idée qu’il faut que je sois présente tel jour à telle date, je n’aime pas ça, alors imaginez quand il y en a une dizaine!!! Et puis en plus, pendant le cours, il a été question d’organisation de séances, etc.

Chuis pas encore prête pour ça. J’ai plein de trucs à apprendre, mais chuis pas sûre que ça s’apprenne dans les bouquins, et c’est sûrement ça qui me fait le plus peur.

Là, j’ai pris le sens des choses, et ça m’a filé le vertige donc. Je sais que je peux y arriver, mais j’ai super la trouille, de la technique pure, et plus encore de mes névroses. C’est pas sûr que j’y arrive, et je suis pas sûre d’en avoir envie (du moins sur le plan technique). Moi ce qui m’intéresse, c’est la relation à l’autre, l’apprentissage à titre individuel. Les cours collectifs, c’est pas du tout mon truc, l’organisation de gros trucs non plus.

Donc, ma chance, c’est d’avoir un prof particulier, de l’apprécier, et de savoir que je vais y aller petit à petit. Ma malchance, c’est qu’il va falloir faire des trucs que j’ai pas envie (les trucs en groupe), et puis j’ai appris que tout était survolé par un instructeur régional, qui sera probablement (parce qu’il y en a très peu) ola, qui s’opposait catégoriquement à ce que je fasse initiateur.

Bref, chuis pas sortie du sable. Et puis maintenant que je sais que je vais forcément revoir J, c’est encore pire. Je crois que je crois encore à notre histoire, sinon, j’arriverais pas à lutter comme ça… enfin ceci dit, je continue les fleurs de bach à donf. Qui sait, c’est peut-être ça…?

Sinon, je suis toujours pas prête à reprendre les travaux, et faire de la peinture, je me sens encore fatiguée.

Demain soir et vendredi soir donc, je suis encore en formation plongée (je pense que je frôle l’overdose, là), mais sinon, je vais enfin pouvoir me reposer… Demain, je peux dormir jusqu’à plus soif si je veux.

J’ai rv chez le psy à 18h30, puis cours, puis retour ici.

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