les signes contradictoires se multiplient.
mais il y a quelque chose qui m’a fait penser que je n’étais pas enceinte: je me sens infiniment triste, et c’est LE signe prémenstruel s’il en est. sauf que c’est aussi ma “maladie”, alors… que penser?
hier, dans l’impossibilité de trouver quoi que ce soit qui puisse me soulager, je suis allée dans un supermarché pour dépenser de l’argent. ça a très bien fonctionné: je me suis délestée de 65 euros, dont au moins un tiers en sucreries et chocolateries. pour le reste, je fais des tests: j’ai acheté des produits que je ne connais pas, pour voir s’ils me feraient plaisir: steack de colin, nuggets à la friteuse, calamars à la romaine, etc.
en fait, il y a une chose qui me contrarie beaucoup en ce moment, outre la tristesse. c’est pour ma cuisine: je pense qu’il faut que je casse un pan de mur, encore. un petit truc (environ 60 cm sur 1,20m de haut puisque c’est au niveau du bar), mais ça veut dire poussière, gravats, etc. c’est pour un résultat plus joli à l’avenir, mais là, dans l’immédiat, ça me décourage beaucoup. d’autant plus que j’ai déjà recouvert de lambris pvc, que ludo est déjà passé pour mettre les prises (mais j’ai constaté que c’était vraiment super moche): dois-je tout défaire? ou seulement les 60 cm?ou rien du tout? jen e sais plus…
bon, et puis je me sens tellement pas bien depuis hier que je n’ai aucune envie de jardiner. alors qu’il faudrait que je passe le rateau. c’est déjà trop tard, et plus j’attends, plus ce sera compliqué.j’arrive même pas à me résoudre à faire juste les coins!
d’ailleurs, j’ai fait une déprime suffisamment importante pour échanger (encore!!) de canapé: j’ai repris le clic clac qui traîne dehors depuis l’achat de mon canapé rouge, et j’ai viré le pseudo futon.
pourquoi? pour une raison profondément débile: parce que j’avais envie de m’endormir devant la télé sans pour autant y passer la nuit. en général, je défais le canapé rouge, et je dors dedans. mais ça, c’est quand je m’en fiche de dormir dans la salle à manger. là, j’avais envie de sombrer, mais sans dormir complètement, et si j’avais défait le lit, je me serais endormie pour la nuit et ça m’aurait beaucoup contrariée. or, m’assoupir dans le canapé rouge sans l’avoir défait est très désagréable. d’abord, je n’aime pas la matière. je ne sais pas si ce serait la même chose avec du vrai cuir, mais là, je n’aime pas quand mon épaule touche cette matière, or en été, je suis souvent les épaules nues. ensuite… euh… je n’aime pas la matière en fait!
donc pour m’assoupir, seul mon clic clac est agréable, le pseudo futon n’étant pas du tout confortable. le voilà donc relégué à l’extérieur pour le moment.
du coup, j’étais tellement crevée de tous ces déménagements, que j’ai fini par aller me coucher. et aujourd’hui, je me sens toujours aussi triste.
hier, j’ai même téléphoné à ma mère tellement j’étais triste. ma tante venait de m’appeler, elle m’a gonflée. pour une fois elle n’y est pour rien: elle m’a juste fait réaliser à quel point je ne suis pas guérie, à quel point je n’ai pas envie de voir les gens, à quel point j’ai encore honte de chez moi, et à quel point tout cela n’est pas encore fini. ce serait tellement plus simple si je n’étais pas seule. je n’ai pas eu la clairvoyance de lui préciser que si je n’avais pas envie de voir mes cousins, ce n’est pas seulement parce qu’ils ne m’appellent plus, mais surtout parce que je ne suis pas en état. je me suis encore confondue en prétextes: j’ai fait ma cuisine donc je suis fatiguée, j’ai besoin de me reposer, et puis il va y avoir du monde sur la route, non, même si je repars le lendemain matin c’est pas possible à cause du chien parce qu’il n’y a pas de clôture chez toi, etc.
donc après ça, j’ai appelé ma mère puisque ça me trottait depuis un moment. j’étais persuadée que mon frère aîné était toujours en vacances avec elle, mais en fait non. j’ai réalisé qu’elle allait passer trois semaines de vacances toute seule. je serais ravie de bien m’entendre avec elle, mais c’est vraiment pas possible.
d’ailleurs, il y a eu un moment où j’ai bien cru que la conversation allait se transformer en dispute. elle me disait qu’elle faisait lire ses écrits à une copine psychologue qui trouvait fabuleux ce qu’elle écrivait (un rapport de stage si j’ai bien compris). elle était toute fière et je l’encourageais lorsqu’à un moment, elle m’a dit un truc du style que c’était pas facile à écrire car comme elle voulait toujours que ce soit bien, elle avait du mal et c’était difficile. je crois même que c’est elle qui a utilisé le mot “perferction” ou “perfectionniste”. et là, j’ai repensé à une problématique que ‘jai souvent soulevée chez le psy, et j’ai dit sur un ton emballé que je connaissais bien le phénomène, ce perfectionnisme qui empêche le plus souvent de faire les choses.
je parlais de ça, elle souscrivait pleinement à ce que je disais jusqu’à ce que j’utilise le mot “névrose”. le pire, c’est que je parlais avant tout des miennes, même si, en effet, je parlais aussi des siennes (puisque je n’ai pas puisé les miennes ex nihilo). au mot “névrose que je ne connais bien” donc, il y a eu un blanc, et là j’ai compris qu’elle allait repartir dans ses délires de persécution, alors que je ne faisais que décrire un phénomène que je connaissais bien, pour bien souligner en plus, le fait qu’elle l’avait dépassé (elle-même disait qu’elle en était atteinte, tant que c’était pas sous le vocable de “névrose”), et que ça avait porté un résultat formidable, dont elle pouvait être fière.
comme ‘jai senti qu’elle allait me faire des reproches, j’ai fait comme si je n’avais pas entendu son silence, et j’ai poursuivi la conversation en évitant de prononcer le mot qui fâche, et sans doute en tirant vers autre chose, histoire d’éviter l’incident diplomatique.
si j’avais fait comme avant, j’aurais entendu sa contrariété, je lui en aurais demandé confirmation, puis je lui aurais demandé pourquoi (puisqu’à mes yeux, il n’y avait pas de quoi puisque ce n’étaient pas des reproches mais le constat d’un truc qui existe, et qu’on a dépassé… à moins de vivre dans le déni?). mais je n’avias pas du tout le courage d’une dispute, alors j’ai fait comme la dernière fois, comme si de rien n’était.
je pense que je ferai souvent comme ça dorénavant, parce que je suis fatiguée de m’épuiser à essayer de comprendre ma mère. ou plutôt, il se peut que je la comprenne mieux qu’elle-même, et j’ai pas envie de batailler: ni pour mon bien-être, ni pour le sien. je sais depuis longtemps qu’il n’y a pas de solution possible avec des épines comme elle, que quoi qu’on dise, il y aura toujours quelque chose qu’elle prendra mal, et je n’en peux plus.
après tout, ce n’est pas à moi de m’occuper de ses névroses, et si elle ne le fait pas elle-même, je préfère encore la fuir.
en dehors de cette anicroche, ça s’est bien passé, sauf que j’aurais aimé raccrocher au bout de 20/25 mn, et non au bout de 3/4 d’h. j’essaierai d’y veiller la prochaine fois.
de toute façon, que ce soit ma mère ou n’importe qui d’autre, j’ai vraiment une appréhension à la relation. je ne sais pas d’où ça vient, mais c’est pénible.
Ca fait si longtemps que tu écris… C’est magnifique. Bonne continuation.
et bien… merci!
)
me voilà surprise d’avoir de la visite! En principe, seule Quantique trouve le courage de passer à l’occasion (la bise au passage
tu es nouvelle sur wordpress?
Héhé, de nouvelles petites choses arrivent chaque jour… Oui, je suis nouvelle.
De rien, j’espère te voir continuer à écrire sur WP. C’est vraiment une bonne chose, ce que tu fais.
Ah !? J’avais lu la note en son temps, mais je viens de découvrir la “bise au passage”. Mieux vaut tard que jamais !
Bises en retour !