ce matin je me suis réveillée comme après une gueule de bois, pétrie de honte d’avoir écrit à J. ça me fait penser d’ailleurs, j’ai bu un demi verre d’alcool vers 18h hier. c’est tout à fait exceptionnel, je ne bois jamais. c’était pour accompagner éric en finissant un fond de muscat. quand je dis demi verre c’était trois ou quatre gorgées en fait
ça aurait suffi à me déshiniber? car je n’ai ressenti aucune honte à écrire à J. pourquoi ça s’est réveillé seulement des dizaines de minutes après l’envoi? et pas du tout avant? et encore, la honte ne s’est réveillée réellement que ce matin. c’est le sentiment d’avoir fait une bêtise qui s’est réveillé plusieurs minutes après l’envoi.
bon je sais qu’il ne faut pas que je reste là-dessus, mais j’ai quand même le sentiment d’être entachée de quelque chose d’assez lourd, et je ne sais pas trop comment m’en débarrasser.
je m’en veux donc d’autant plus.
j’ai retiré les cartes du coup, parce que je me sens toujours aussi mal:
quelles conséquences pour l’ensemble de la situation? la tempérance
est-ce que j’ai bien fait d’envoyer cet email? deux de coupe (prendre de la distance)
je me suis dit alors que les cartes me jouent des tours, et que c’est pas la première fois. j’ai remarqué qu’il leur arrive de répondre sur d’autres sujets que ceux sur lesquels ont les interroge, en fait, elles n’aiment pas être interrogées. alors j’ai pensé à tortusyl, et j’ai tiré les cartes, comme je l’ai fait après avoir eu l’intention d’écrire à J. Le deux de coupes est ressorti.
tout ça n’est pas cohérent, elles répondent sur le bon sujet parfois, mais pas toujours? comment s’y fier alors?
je ne comprends pas comment je parviens à être aussi immature. ni pourquoi je réfléchis à ce genre de détails. comme si croire était un besoin. il ya ceux qui se tournent vers la religion, d’autres vers l’ésotérisme, d’autres vers d’autres choses encore.
une chose est sûre, c’est que ça rend bête.